Dépression

Tout évènement de vie important ( deuil, maladie, conflit familial, professionnel)
nécessitant une adaptation peut entraîner une dépression réactionnelle.

L’état dépressif quelque soit sa cause
-physiologique* psychologique, environnementale- se déploie
nous plongeant dans une souffrance mélant impuissance et désespoir.

Le temps, le corps, la parole gelés par la dépression ne sont pas inanimés.
Redonner de la chaleur, du mouvement, du moelleux, du rythme
au corps permet de retrouver l’aptitude au plaisir.

La Somato-psychopédagogie propose une approche originale fondée
sur le principe de l’unité corps-psychisme.

Par quel mécanisme perdons-nous le goût de vivre
et en quoi un travail par le corps sensible peut nous aider ?

Regardons ce que nous dit Danis Bois (fondateur de la SPP) :
« …Le refoulement d’un événement insupportable ne peut se faire sans que
disparaisse en même temps l’éprouvé corporel qui reliait au goût de soi.
Ce processus n’est pas propre à l’enfance mais concerne tout adulte
confronté à une situation traumatisante physique ou psychologique.
La Somato-psychopédagogie, en remobilisant la mémoire sensorielle de l’événement,
comble la distance entre soma et psyché, entre la personne et son éprouvé corporel.
Ce n’est donc pas l’événement traumatisant lui-même qui remonte
à la surface mais le goût de soi qui vient cicatriser la blessure de l’éloignement... »

Le corps et le psychisme réagissent en même temps aux phénomènes,
qu’ils soient d’ordre physique ou évènementiel. L’état de blocage
qui résulte du choc d’un événement traumatisant entraine un appauvrissement
de la vitalité psychique et physiologique.
Dans le corps, la circulation du sang, de la lymphe et des liquides est réfrénée
dans les zones de crispation, le métabolisme y fonctionne moins bien.
Dans le psychisme il y a moins de mobilité, d’adaptation : une partie de l’énergie
psychique est comme retenue pour maintenir la « zone protégée » hors de perception.
Le phénomène de refoulement entraîne donc un « éloignement de soi ».
La personne a mis de la distance entre elle-même (sa conscience) et son ressenti.
Cela lui permet de moins souffrir…mais elle perd aussi une partie du « goût de soi »,
du sentiment de son identité. Dans cet éloignement la personne perd le lien
avec sa profondeur et sa solidité (qui s’incarnent particulièrement dans l’os).
Lorsqu’il s’agit de la vie, on ne saurait faire l’économie du temps pour l’écouter.
Du tact et du contact, des rythmes corporels sont sollicités
pour retrouver sa mobilité physique et psychique. Cette mobilité qui donne
le plaisir d’une initiative, de découvrir dès le réveil de nouvelles idées…

«... La qualité de Notre toucher
Notre toucher comporte deux aspects : un toucher symptomatique et un toucher de relation.
Le premier va soulager les douleurs et pathologies organiques et va réorganiser la
physiologie corporelle. Le deuxième s’adresse à la personne et à sa demande profonde.
Ce toucher va confirmer la personne dans son identité et stimuler sa vitalité psychique.
Retrouver ses repères internes , le bien-être corporel et le désir d’exister...»**

Ainsi, Il est possible de changer notre regard sur la dépression et de la voir non
comme une maladie fatale mais comme un appel de ce qu’il y a de plus fondamental,
qui nous convoque à ce dont nous n’avons pas conscience.

« … Il est vital qu’au moment où on reprend pied, on puisse l’écouter et la mettre
en œuvre dans sa vie. Les « rechutes » sont sans doute parfois l’expression
de l’absence d’une telle démarche.
Or, « à quoi sert » d’avoir souffert si cela ne nous transforme pas ? **

*L’origine physique des dépression
Les causes physiologiques des dépressions sont parfois sous-estimées à l’heure actuelle.
Un choc physique (accident, opération chirugicale, agression…) une maladie,
peuvent entraîner une dépression.
Pour les chocs physiques, on parle de « syndrome dépressif post-traumatique ».

Notre accompagnement, et particulièrement la thérapie manuelle, en
soulageant la douleur physique, en relançant les rythmes corporels, est très adaptée
à ces cas de figure et peut prévenir comme guérir le syndrome dépressif.

** Extraits du mémoire d’isabelle dupré : les états dépressifs

vitalité

bien-être

fasciathérapie

gestalt

relaxation

stress

couple

tissu cicatritiel

dépression

post partum

maternité


ressourcement

déprime

pychosomatique

massage

douleur

syndrome post-traumatique

maltraitance

boulimie

anorexie